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 Fiches cultures Nepenthes

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sheldrik
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MessageSujet: Fiches cultures Nepenthes   Mar 16 Aoû - 20:26

Le nom Nepenthes a été créé par Linné. Il s’est inspiré du grec ne, privatif, et penthos, chagrin, allusion à une plante imaginaire ainsi nommée par Homère dans l’Odyssée, et que Hélène de Troie mélangeait à du vin pour faire oublier aux hommes leur chagrin.

Famille : Nepenthaceae.
Origine : Asie tropicale, Indonésie.
Type de piège : passif (urne).
Dimension : de 30 cm à 20 m.
Température : de 18 à 32°C en été, de 10 à 20°C.
Substrat : 50% de tourbe, 25% de sphagnum, 25% pouzzolane.
Exposition : bien aérée, en pleine lumière, mi-ombre en été.
Humidité : de 70 à 90%.
Difficulté de culture : pas de problème dans une serre ou en véranda si l’humidité est régulièrement entretenue.



Histoire :

En 1658, le premier népenthès fut décrit par le gouverneur de Madagascar Etienne de Flacourt (1607-1660), dans son livre « Histoire de la grande isle de Madagascar ». Il trace le portrait d’une plante qui « porte au bout de ses feuilles des fleurs ou fruits ressemblant à des vases ». A l’époque, la plante fut nommée de son nom local « Amramicato ».
Karl von Linné, en 1737, nomma la plante Nepenthes, sans jamais l’avoir considérée comme carnivore. Il fait allusion au nepenthe, nom utilisé par Homère dans l’Odyssée, pour désigner une potion qu’Hélène de Troie avait dissoute dans le vin de ses ravisseurs, afin d’endormir leur vigilance. Ce nom fait référence aux vertus médicales supposées « apaiser le chagrin », du liquide contenu dans les urnes de la plante.
L’aspect carnivore de la plante fut démontré par les expériences de Charles Darwin et de Sir Joseph Hooker directeur du Jardin Botanique Royal de Kew en Angleterre , et publiées en 1874 dans le « Gardener Chronicle ». Le genre Nepenthes se décline en 75 espèces et de nombreux hybrides naturels.

Biotope :

Les népenthès sont originaires d’Asie tropicale, du Vietnam (Nepenthes annamensis, geoffrayi, kampotiana, thorellii) jusqu’au Queensland en Australie (Nepenthes mirabilis qui se retrouve jusqu’en Chine). Mais le plus grand nombre vient de Mlaisie, d’Indonésie, dont 28 espèces à Bornéo, et des Philippines. On en trouve également un en Nouvelle- Calédonie (Nepenthes vieillardii).
Dans les îles : certaines espèces ont émigré un peu plus vers l’ouest dans quelques perles de l’océan Indien : Madagascar (Nepenthes madagascariensis et masoalensis), Seychelles (Nepenthes pervillei) et Sri- Lanka (Nepenthes distillatoria).

Endémisme :
Beaucoup d’espèces présentent une localisation restreinte comme le fameux Nepenthes rajah qui, originaire de la province de Sabah à Bornéo, se limite aux Monts Kinabalu et Tambuyukon. Nepenthes pervillei, lui, se trouve sur l’île seychelloise de Silhouette, au sommet du mont Dauban à 730m d’altitude.

Lianes volubiles :
Les nepenthes sont pour la plupart des plantes grimpantes ou rampantes, qui poussent sur des sols, pauvres, acides et souvent tourbeux, à la lisière des forêts humides jusqu’à 3500 m d’altitude. Quelques rares espèces comme Nephentes northiana et campanulata se rencontrent sur des formations calcaires dans les plaines de Bornéo. Seul Nepenthes mirabilis préfère le sable salé des mangroves situées en bord de mer.

Aspect :

Les népenthès sont des vivaces à souche ligneuse, formant parfois une liane volubile très peu ramifiée qui, dans son biotope, peut atteindre près de 20m de hauteur. Il existe aussi des népenthès rampants ou buissonnants comme Nepenthes vieillardii venu de Nouvelle- Calédonie. Dans la phase juvénile de sa croissance, le népenthès forme une rosette avec des entre- nœuds courts. Parvenu à la maturité sexuelle, l’intervalle entre les feuilles s’allonge et la plante devient grimpante ou rampante.

Vrille terminale :
Les feuilles simples, oblongues, se prolongent par un appendice terminé par une vrille, que la plante utilise pour s’accrocher aux végétaux voisins. Certains vrilles développent à leur extrémité un organe en forme d’urne, « l’ascidie ».

Haptotropisme :
La vrille joue un rôle d’amortisseur en supportant l’inertie du piège suspendu. Mais, au contact d’une branche ou de tout autre support, elle s’enroule autour, ce qui leur permet de stabiliser les ascidies. Ce phénomène s’appelle l’haptotropisme. Il permet aussi aux racines de contourner les obstacles.

Parapluie astucieux :
L’ascidie est surmontée d’une sorte de couvercle appelé opercule qui, contrairement à une idée reçue, ne referme pas le piège, mais fait office de « parapluie ». L’opercule évite que l’urne ne se remplisse d’eau à la moindre pluie, très fréquente et abondante dans le biotope des népenthès.
Dimensions variables :
La taille des ascidies est très différente d’une espèce à l’autre. Limitée à 3 ou 4cm chez Nepenthes ampullaria, elles dépassent parfois 40cm chez Nephentes rajah et Nepenthes kinabaluensis. Dans ce cas, la capacité des urnes atteint 3 à 4 litres.

Plantes mâles ou femelles :
Les népenthès sont des plantes dioïques, c’est- à- dire unisexuées. Les inflorescences semi- dressées en forme d’épi sont formées de fleurs à quatre pétales dont les glandes nectarifères attirent les insectes pollinisateurs.

Dispersion par le vent :
La fleur femelle fécondée développe un fruit (capsule) qui peut renfermer plusieurs centaines de graines longues et fines, très légères. A maturité, la capsule s’ouvre est la semence dite « anémophile » est disséminée par le vent.

Soleil indispensable :
Notez qu’une lumière intense et un complément nutritif régulier par les insectes sont nécessaires pour provoquer l’apparition des fleurs. Cette dernière est assez fréquente en culture, chez les plantes installées en suspension dans une serre.

Fonctionnement du piège :

Les népenthès développent un piège passif. La face inférieure de l’opercule est garnie de glandes nectarifères qui attirent les insectes. Ces derniers se posent sur le rebord coloré et glissant de l’ascidie (le péristome) qui sécrète aussi du nectar et dont la forme les entraîne à pénétrer à l’intérieur de l’urne. Le péristome est absent chez Nepenthes albomarginata.

Dégringolade :
Les insectes ne peuvent s’accrocher sur les parois recouvertes d’écailles cireuses qui se détachent au moindre contact et contribue à faire glisser la proie. L’opercule sert de leurre, tout en empêchant la lumière de pénétrer dans l’ascidie, ce qui désoriente l’insecte.

Grille efficace :
Le péristome, qui forme un épais bourrelet, comme une lèvre crevassée, et muni d’excroissances dentelées sur la partie interne. Elles interdisent toute possibilité de sortie à la proie qui, après s’être épuisée dans sa tentative à ressortir du piège, va se noyer dans le liquide contenu au fond de l’urne. Ce dernier rempli en moyenne un tiers du volume de l’ascidie.

Glandes digestives :
Elles sont situées dans la partie inférieure du piège et sécrètent un liquide très riche en enzymes. Les parties molles des proies sont rapidement dissoutes et assimilées par la plante. Non dilué, le liquide digestif est visqueux, comparable à de la glycérine.

Concentration constante :
La production enzymatique est stimulée par la capture des proies, ce qui permet au liquide de conserver une efficacité permanente, même en cas de dilution par l’eau de pluie. Les glandes digestives participent à l’absorption et à l’assimilation des éléments nutritifs.

Fourmis au menu :
Le régime insectivore des népenthès est constitué à 80% de fourmis mais on trouve dans les urnes les reliefs de scorpions, araignées, myriapodes, escargots ou grenouilles. Il s’agit de proies attirées par l’eau ou les insectes en décomposition et non par le nectar.

Gros appétit :
Nepenthes rajah piègent régulièrement des rongeurs et des oiseaux qui, en cherchant à se désaltérer avec le liquide enzymatique, tombent dans l’urne et se noient en raison de son étroitesse. Cette très grande espèce ainsi que Nepenthes maxima réussissent souvent à capturer des petits batraciens, des jeunes lézards.

Digestion lente :
Un népenthès assimile une grosse mouche en 2 jours environ. Seul le squelette chitineux de l’insecte subsiste, dégradé en quelques semaines par les bactéries qui prolifèrent dans le liquide digestif de la plante.

Pièges temporaires :
La pérennité des ascidies est variable selon les espèces. Inférieure à un mois pour Nepenthes gracilis, elle atteint huit mois chez Nepenthes bicalcarata, quatorze mois pour Nepenthes lowii, le record étant atteint par Nepenthes villosa dont l’urne dépérit après environ 20 mois.

Couveuses à moustiques :
Les vieilles urnes de népenthès abritent une microfaune constituée principalement de larves de moustiques, qui se développent lorsque le pH du liquide digestif (autour de 2, soit très acide, lorsque le piège est en activité) est remonté autour de 6. Il est aussi fréquent de trouver des œufs d’escargots accrochés à la partie cireuse dans la zone médiane de l’intérieur des grandes ascidies.

Commensalisme :
L’araignée- crabe Misumenops nepenthicola, de couleur rouge violacé, colonise surtout Nepenthes rafflesiana et gracilis. Un individu se dissimule dans environ 20% des urnes de ces espèces. L’araignée vit dans la partie située juste sous le péristome. Capable de plonger dans le liquide, elle capture les insectes qui tombent mais aussi des larves qui sont nées à l’intérieur du piège. En retour, la plante bénéficie des déchets de l’araignée. En cas d’alerte, cette dernière tisse un fil et se laisse glisser au fond de l’ascidie parmi les débris organiques où elle reste immobile. Une espèce voisine, Thomisius nepenthephilus, au mimétisme parfait, abrite à l’intérieur des urnes le cocon qui renferme ses œufs.
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